• 26.III.2019

     Mardi 26 mars 2019

         19:00

      Reprenons depuis le début. Transcrivons le journal commencé ya 4 mois.

    Mais auparavant quelques photos prises entre mai et novembre 2018.

    Pour commencer, le séduisant décor de ma chambre à Cochin après ma résuscitation, comme ils disent.  [(Médecine) Fait de revenir à la vie après une mort apparente.]. Retour sur terre. On n'est pas dans quelque contrée du tiers-monde mais bien à Paris, France. Symptôme de la décrépitude de l'Assistance Publique qui ne va bientôt plus tenir qu'avec des bouts de ficelles. C'est bien assez pour le petit peuple. 

     

    26.III.2019 

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    Heureusement, c'est moins glauque à la Pitié-Salpétrière.

    La chambre avant l'opération.

     

    26.III.2019

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    Y a pas que dans les hostos où tout fout le camp. Chez le Vieux aussi tout se casse la gueule. Les glaces de l'entrée se décollent. Trois ont découvert les lois de la gravité.

    26.III.2019

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    Bricole. C'est rien, on est en août, le plus grave sera dans deux mois. 

     

     

    Sorti d'hosto fin juin, j'ai passé tout l'été chez Régine, alternant rééducation fonctionnelle à Corentin-Celton le matin et après-midi au parc de l'Île Saint-Germain, ceci à la grande joie du monstre. 

    26.III.2019

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    Ile Saint-Germain

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    Ile Saint-Germain _ La Tour aux Figures.

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    La période de rééducation à Corentin Celton terminée, à partir d'août et jusqu’à l'acquisition du vélo d'appart en février, marche quotidienne dans l'Île St Germain ou dans Issy et ses alentours, Meudon, Clamart...

    Quelques photos prises durant ses pérégrinations sportives.

     

    Dans le jardin Botanique d'Issy. 

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    Issy _ Chemin des Vignes.  

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    Issy. 

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    Paris, (et sa pollution), vu d'Issy - Clamart

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    Quelques allusions perso (défibrillateur entre autres)  

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    A travers les grilles du Musée Rodin à Meudon.

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    La Seine Musicale _ Ile Seguin _Boulogne 

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     Laissez les péniches !

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    Epouvantails

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    Version numérique du Manuscrit original du Journal de René Tromplamor.

     

    Lundi 12.XI.2018   

            18:30  

            Rue Dingo. Chez le Vieux. 

    Au 4e, un appart comme un fond de péniche vermoulu. j’y ai amené mon matos médical.  C'est que j’suis devenu pharmacodépendant télécardiocontrôlé. 
    Chez le Vieux, où j’ai échoué, c’est une pathétique scène de naufrage mais je m’évade dans ce chaos riche en découvertes. Chaque épave raconte et précise ce qu'avait été la vie de l'inconnu. L’appart est à la fois un gourbi et un souk mais chaque visite que j’y fait m’y attache toujours plus.

     

    19:35 

    Je ne compte plus les visites effectuées chez le Vieux depuis ma renaissance. Ça va faire un moment que j’accumule mes notes. Il est tant que les retranscrive correctement. Allons-y.
    Ça démarre le

      30.X.2018

    - Hep ! 
    - Quoi encore, René ?! 
    - C’est ça ma planque ? 
    - Ben oui… 
    - C’est tout ce que vous avez trouvé ? 
    - C’est ça ou la grande banlieue. 
    - Purée ! 
    - Comme tu dis, allez, salut. 
    - Nom d’une pipe… oh, purée ! Comme si ça ne suffisait pas ya eu un dégât des eaux ici. Hé oh! ouvrez au moins, c’est insalubre ici. Eh, ça pue!… oh! 
    - C’est ouvert ! 
    - Où ça ? 
    - Dans la salle de bain 
    - La salle d’eau 
    - Si tu veux… en haut du truc 
    - C’est pratique 
    - C’est mieux que rien 
    - Certes 
    - Allez salut René 
    - C’est ça, à plus. 
    Ça commence bien. C’est une vraie cata ici. Rien que dans l’entrée yen a partout. Ya de tout. Un tas de chaussures, des cartons à dessins, des vestes en tous genres accrochées à la moindre excroissance du mur et autre poignée de porte… 
    Rue Dingo. Beau 2 pièces parisien mais vieux, pourri par les eaux, plein à craquer de meubles et de trucs épargnés par le désastre… Quel fourbi… bon, première chose, régler ce trivial problème d’inondation. oh la vache, faut reprendre le plancher ! 
    Un dégât des eaux, encore une fois. C’est une malédiction. A chaque fois, j’y ai droit. Il n’aura pas fallu longtemps pour qu’une inondation baptise ce nouvel appart. Comme si je n’avais que ça à faire. C’est bien le moment. C’est comme ça, je vais faire avec. Ce n’est plus ce genre de choses qui va m’abattre. 
    Allez, Romano, c’est toi le plus fort ! (entendu dans la rue peu de temps avant)

     


    Jeudi 01.XI.2018

    Hier, pour les anglomanes, c’était Halloween. Comme on faisait les courses avec Régine à l’hypermarché, j’en profitai pour acheter des têtes de mort puisque j’avais décidé d’en faire collection. 
    Je me retrouve maintenant avec 

    26.III.2019

    - 2 masques de pacotille façon Fête des morts mexicaine, 
    - un petit bracelet de plastique alternant petits crânes et croix de tibias, et 
    - l’équivalent squelettique des trois singes de la sagesse : un crâne qui se bouche les orbites de ses mains décharnées, un autre les os-reilles, le troisième les mandibules. 
    Halloween. Toussaint. Fête de morts, défunts et trépassés… Et je pense d’autant plus à Ariel d'Ybiade, ce mystérieux testateur qui a fait de moi son légataire universel.

     


    Vendredi 02.XI.2018

    Je marche nez au vent, privilégiant les rues ensoleillées. 
    Sur les berges de la Seine entre Issy et Meudon, les planches en bois mouillées par la dernière pluie me rappellent le plancher de l’appart d'Ariel d'Ybiade, désormais mon appart du 16e. 
    Cœur de Loup 
    Ur Gaïna 
    Philomate 
    Ephélide 
    Les péniches amarrées de noms rares chamarrées rythment mon parcours improvisé.

     


    Samedi 03.XI.2018 

    Avec Régine. Vide-grenier, Porte de Saint-Cloud, le quartier de l’appart d'Ariel d'Ybiade. Achète un tarot  espagnol et un pot de pharmacie en porcelaine de Limoges estampillé ELIXIR DE LONGUE VIE.

    26.III.2019

     

    je dépose le tout rue Dingo dans l'appart du Vieux. J'ouvre les fenêtres pour aérer et, en attendant Régine, contemple le salon, assis dans un fauteuil confortable mais qui ne paie pas de mine. je tourne le dos à la fenêtre et embrasse du regard toute la pièce jusqu'à l'entrée de la chambre. les dégâts de l'inondation me dépriment.

    L’appart est sens dessus dessous. Il y en a partout. Je ne suis pas prêt de faire le tri de tout ce bazar. Par quoi commencer. 
    Je reste assis dos à la fenêtre. Les cloches de l’église proche carillonnent à toutes volées, longtemps derrière moi. 
    Régine arrive.

     

      

    Dimanche 04.XI.2018

    Toubib or not toubib ?
    Se soigner ou pas ?
    Etre ou ne pas être ?
    Vivre ou mourir ?
    Faut-il chercher à comprendre ?
    Faire ou ne pas faire ?
    Voir ou se voiler la face
    Ouïr ou se boucher les oreilles 
    Dire ou se taire ?
    Dire ou se taire
    quant au contenu du pot en porcelaine
    Elixir de longue Vie

    Drôle de journée. Vide-grenier le matin avec Régine, Porte d’Auteuil. Elle fait ses affaires, moi les miennes. Pris des photos pour ma collection.
         - Crâne en bronze signé Laborie, 800 €.


         - Un crâne grisâtre en je ne sais quoi


         - 2 exemplaires d’une tête corbæcquetée


         - une lampe...éteinte


    Parallèlement passage rue Dingo pour déposer mes trucs et en trier d’autres. Il est prévu que je passe un certain temps dans l’appart.
    Bref il est minuit. Je suis rue Dingo. Depuis un moment. Nouveauté ! ce qui, après recherches, se révèle être pas moins que la Punaise Diabolique dont la ville, nous dit-on, est infestée. Vade retro, saleté !

    26.III.2019

    Je t’ai eue ! Téléphone dans une main (Régine), lourde tasse, premier récipient trouvé en vitesse, dans l’autre. Je t’ai eue ! La dure et lourde tasse contre le fragile vitrage, sans le casser, je t’ai eue ! Et toi qui espérais sans doute m’échapper en restant tapie au fond de la tasse. Mais je te voyais dans le miroir qui garnit celui de la vitrine. La tasse désormais retournée sur la table basse en plexiglas et toi prisonnière. Je déciderai de ton sort demain. Il paraît qu’il ne faut pas t’écraser. L’odeur. Laisse-moi rire. L’odeur. Qu’est-ce que ça peut bien faire, l’odeur. Une de plus ou de moins, ça pue déjà, alors. Ne manquait plus que ça. La Punaise Diabolique, maintenant.
    Tu parles d'un cadeau cet appart. Ça se détraque de partout. Inondation ; submersion. Et maintenant la punaise diabolique. 

    Passons à autre chose. Sur l’ordi, dans la chambre-bureau, pour la première fois, je regardai le contenu des disques remis par l’hôpital Cochin ou la Pitié. Coronographies. Mon cœur. Mes artères. Coronaires. Iode. Fuite ? C’est pas bon ça. Ça craint, c’est sûr. 

    Au début, ça se déglinguait de partout. Les uns après les autres, les organes rappelaient que tout le corps avait morflé du pet cardiaque. Mais ça va tellement mieux qu’il paraît que je reprends le boulot lundi. La semaine prochaine.
    Ça s’accélère. Fin du bon temps de la convalescence avec Régine aux petits soins pour moi. Boulot, appart inondé... Dure dure la rentrée.
    Sur le canapé du salon. Devant moi, la télé dans un meuble. Un meuble dont les néons des vitrines éclairent la pièce. Trois vitrines. Celle de gauche servit à la capture de la punaise. La Punaise Diabolique. Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle plaie ? Un cauchemar cette rentrée.
    Advienne que pourra. Bourre et bourre et ratatam. Amstramgram.
    Et comme souvent, pour relativiser je pense à Régine, à mes proches, à mes sauveurs et à toute la chaîne humaine qui s’est relayée pour me retaper si bien.
    Cet appart ne me déplaît pas. Malgré son insalubrité provisoire, le deux-pièces du Vieux m’inspire de bonnes choses. Il recèle assurément des trésors. Spontanément, comme ça vient, des bouquins, des guitares, du matos audiovidéoinformatique, des tableaux et toutes sortes de trucs pour le seul salon. Avant même d’ouvrir placards, tiroirs, boîtes et autres rangements. Et ya la chambre, du même tonneau. Ya du boulot !
    Je vais me coucher. C’est du camping. Au milieu de tout ce capharnaüm. Demain il fera jour. Etre en forme demain. Une longue journée de prévue.

     


    Lundi 05.XI.2018

    Journée de démarches en tous genres. Logement, boulot… Revu avec plaisir bon nombre de collègues ; dans le bureau, David a accroché une affiche de circonstance

    26.III.2019

    ... Passe prendre quelques affaires rue Dingo et repars chez Régine.
    Je reviendrai chez le Vieux demain.

      

     


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