• 17.IV.2019

     

    Mercredi 17 avril 2019

    12:20

    En congé depuis dix jours. Contrairement à hier, il fait beau aujourd'hui. Pourtant je ne suis pas dans mon assiette. Fatigues. Mélancolie et asthénie s'entretiennent mutuellement. Je n'ai pas le courage de faire quoi que ce soit. Régine n'aura pas demain l'aquarelle que je comptais lui offrir pour son anniversaire. Pas l'énergie suffisante. Ne rien faire hormis jouir de ma respiration. Mieux, dormir. Si je n'étais pas seul, j'en regretterais presque de m'être réveillé il y a un an. Dams et contrariétés sur fond de deuil du patrimoine de Notre-Dame me font vivre la trivialité de l'existence de façon plus aiguë. Perdu l'enthousiasme de ma résurrection. Effet d'accoutumance à la Paroxétine ?

    Bon, je vais bouffer. Ça ira peut-être mieux.

     

    14:00

    Le coup de mou est passé. J'en profite pour résumer ces derniers jours.

    Nous sommes rentrés à Paris dimanche après une semaine passée à Fréjus chez Sandy. Ça faisait si longtemps que nous n'avions pas pris de vacances. Les Varois ne connaissent pas leur bonheur. De cette agréable parenthèse j'en ramène deux crânes pour ma collection.

    17.IV.2019

     

    Hier, passage de l'assureur de l'immeuble. Quel feuilleton !

    A part ça, reprise des aquarelles pour Annick et de mon tableau Le Thanatonaute que je voudrais terminé pour le 24. C'est pourquoi j'y retourne sans attendre bien que je doute de son achèvement dans les délais. 

     

    18:00

    J'ai bien avancé sur le tableau. Comme son format est une gageure au regard de l’exiguïté du salon, je renonce à une facture propre. Trop galère pour faire un travail correct. Pourquoi s'enquiquiner à s'approcher au mieux de l'inaccessible. Après tout, l'important c'est l'esprit du truc, pas la forme. Je ne vais plus employer mon temps à rechercher la plus grande perfection possible et perdre tout plaisir à peindre. J'ai d'autres tableaux sur le feu pour m'attarder plus que nécessaire sur un seul. Je le considérerai achevé le 24 avant que le fignoler ne devienne comme souvent une corvée. Et puisqu'au bout du bout il finira certainement comme la plupart des autres peintures dans une décharge à quoi bon s'emmerder. Tout ça est tellement vain.

     

    20:20

    J'arrête de regarder les infos. Ça me rend dingue.

    Propagande, comme de bien entendu, quant à la cause de l'incendie de Notre-Dame. Comment peut-on privilégier une thèse accidentelle avant même toute enquête ? Que je n'apprenne pas la mort brutale et suspecte d'un ouvrier les jours prochains qui serait la preuve irréfutable d'une diablerie commanditée. Comme l'incendie du Reichtag, cui bono.

    Puis on enchaîne avec le financement de mesures à deux balles du potentat. Travailler plus. Ben voyons. Le scélérastignac, notre petit Néron, doit savourer l'invraisemblable coïncidence du contre-feu de lundi qu'il imagine propre à éteindre toutes velléités pré-révolutionnaires. Je n'imaginais pas que l'on pût être pire que tous les infâmes réunis qui l'ont précédé.

     


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